f:4 … et puis quoi encore ?

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f:4 … et puis quoi encore ?

D’habitude, je ne craque pas sur une optique au dessus de f:2.8.
C’est une règle : quand on aime la lumière et le bokeh, on se donne les moyens de les avoir !

Mais là, je dois avouer que deux optiques ouvertes à f:4 me font changer d’avis.
Deux optiques, opposés en tout, pour deux utilisations totalement différentes, mais avec lesquelles je m’amuse comme un fou !

La première d’entre elle :

PENTACON 4/200 MADE IN G.D.R

(German Democratic Republic)

  • Focale : 200mm (12°)
  • MAP Mini = 2.5m
  • Construction optique : 5 éléments en 5 groupes
  • Diaphragme : 15 lamelles
  • Ouverture : f:4 à f:22 (double réglage : Crans pour le maximum, bague de diaph sans clic)
  • Poids : 600 grammes
  • Filtre : 58mm
  • Monture : M42

Vous pouvez l’admirer sur tous ses angles sur cette vidéo :

Pour la petite histoire, cette optique faisait partie du lot qui m’a été lâchement dérobé cet été.
Par chance, j’ai retrouvé une autre optique d’occasion, en espérant qu’elle soit aussi bonne que la première.
Et je n’ai pas été déçu !

Son utilisation : clairement photographique, mais pas du tout reportage ! En effet, sa bague de mise au point est lente, mais précise. Il faut prendre le temps de cadrer, mettre au point et shooter.

Prendre son temps, c’est clairement une phrase qui la définie.

Maintenant son utilisation en vidéo n’est pas exclue, car la bague de diaphragme n’est pas cliquée, et de plus, une seconde bague crantée nous permet de bloquer la fermeture du diaph à l’ouverture choisie.

Voici deux tests :

SONY DSC
à 1/1600s, f:4 (avec un Sony Alpha 33 à ISO 100)

Capture d’écran 2015-10-07 à 19.10.47 le zoom 1:1 sur Lightroom.

SONY DSC
à 1/800s, f:4 (avec un Sony Alpha 33 à ISO 100)

Capture d’écran 2015-10-07 à 19.29.43 le zoom 1:1 sur Lightroom.

On peut observer « nettement » le piqué (pas extraordinaire, mais bien mieux que la moyenne). Cette optique est en fait très définie, et semble a l’aise autant avec 16 mpx qu’avec 24 mpx. Le zoom 1:1 sur cette optique permet de voir des détails extraordinaire. Je n’ai pas cela avec mon vieux Nikkor 80/200 f:2.8 à pleine ouverture !

EN point négatif, la frange rouge sur la seconde photo, montre une certaine sensibilité aux fortes lumière. Heureusement, Lightroom le corrige très bien !

Mais cela n’est pas tout. C’est une optique « Bokeh Monster » : 15 lamelles de diaph ! Ce qui fait que le Bokeh reste circulaire et doux à toutes les ouvertures ! Magique !
Apres si vous aimez les hexagones en arrière plan, à vous de voir !

SONY E PZ 18-105 f:4 G OSS

  • Focale : 18 – 105 mm
  • MAP Mini = 0.45m
  • Construction optique : 16 éléments en 10 groupes
  • Ouverture : f:4 à f:22
  • Poids : 482 grammes
  • Filtre : 72mm
  • Monture : Sony E (APS-C)

La particularité de cet objectif :

  • Zoom motorisé a plusieurs vitesses
  • Ouverture constante
  • Pas de dégagement ni de rotation du fut l’objectif, donc longueur constante.

Ce qui en fait le zoom IDEAL pour la vidéo ! Que ce soit monté (avec un A6000) sur un RIG avec Matte Box, que ce soit avec un simple porte filtre, ou même à main nu (stabilisé), il va répondre à 90% des attentes en vidéo, sous des conditions de lumière suffisante (oui, f:4 c’est un peu léger, surtout que le A6000 n’est pas un foudre de guerre haut-ISO)

Si je devais le comparer, ce serait avec le Canon 24-105mm f:4 L IS USM. Ce dernier, ayant un range de focale légèrement inférieur, à la particularité d’être conçu pour des appareils plein format ! Ce qui n’est pas le cas pour notre Sony. Mais bon, lui au moins il est motorisé ! Si vous avez un plein format Sony, alors vous allez devoir mettre la main à la poche, avec le Sony FE PZ 28-135 f:4 G OSS, qui à été pensé et conçu pour la vidéo !

A quoi va bien servir la motorisation ?

Adjoint à une télécommande FOTGA RM-VS1 (32€ environ), la motorisation zoom en tournage est … douce et lente ! Du coup, cela ouvre des perpectives, comme pour faire un travelling compensé par exemple, ou bien se rapprocher discrètement du sujet sans donner l’envie de vomir au spectateur.

La motorisation a beaucoup d’attraits, mais il faut en avoir l’utilité.

Stabiliser, c’est bien. En abuser ça craint !

La stabilisation est pas mal en main levé sur un A6000. Mais comme toutes les stabilisation « optiques », elle ne prend pas en compte le roulis. Pour cela, il faudra s’équiper de la série A7(r/s)II et passer en crop APS-C.

Un petit défaut : lors d’un panotage simple (trépied fluide, axe horizontal), en fin de course, la stabilisation se « réinitialise » pour se remettre au centre. Du coup, en fin de plan, j’ai toujours un petit mouvement de « retour en arrière » dût a la stabilisation. Seule solution : couper la stabilisation lors des panos. Pour le travelling, pas de soucis.

Bref, ce petit bijou, qui parait un peu léger et « cheap », va vous rendre beaucoup de service. Pour la vidéo, vous ne vous en séparerez plus. Pour la photo, c’est une autre histoire …

Si vous voulez voir un vrai test complet et filmé, allez voir cette vidéo :

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