Mon parcours photographique au niveau matériel : Partie 1

Crédit : Patrick Faidy

Mon parcours photographique au niveau matériel : Partie 1

Quel a été mon parcours photographique ? Sur quels appareils je me suis mis et pourquoi ces choix ?

PARTIE 1 : LA GENESE (1999-2006)

J’avais déjà tout essayé … et aucuns appareils ne sortait réellement du lot.
Je suis passé par tout un tas d’appareils, compact et bridge, avant d’arriver à mon premier DSLR : un Nikon D50 !


Le premier appareil photo numérique « de la famille » était un EPSON PhotoPC 500, en 1999.
A l’époque les cartes mémoires ressemblaient à des barrettes de RAM, car les cartes SD n’existaient pas encore. Cette bête, dont j’ai encore un exemplaire encore en ma possession, pouvait prendre des photos en mode VGA, soit du 640×480 pixels.

Et oui … seulement ! De plus, pas d’écran de visualisation, et pas de lecteur de carte mémoire (avec un format de carte batard et propriétaire), il se branchait à l’ordinateur via une connectique en SERIE (le port qui ressemble à une prise VGA, mais qu’avec 2 rangés de pins, présent sur de vieilles souries, RS-232 pour les intimes).
Quand au logiciel et aux drivers, il fallait être ingénieur informaticien pour l’installer, et transférer via une interface d’acquisition TWAIN (comme pour les scanners de l’époque). Je vous dis pas le nombre de couches logiciels obscures qu’il fallait vérifier et configurer en cas de problème … le tout sur Windows 95/98.

Voici une photo datant de Aout 1999, faite avec cet appareil, et sûrement par mon père :

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Fichier original, sans retouches. Copyright : Patrick Faidy 1999

Mon second appareil (car mes parents avaient gardé l’EPSON pour eux les malins) était un Samsung SDC-80 tout bleu transparent! En fait, c’était MON première appareil à MOI !

C’était un vrai joujou, et son utilisation a été si éphémère, car on me l’a volé dans le train Marseille – Bordeaux.

Voici une photo que j’ai faite d’une place que tous les Bordelais connaissent, mais qui date de 2001 ! J’ai l’impression d’être un dinosaure, et que la photo à été prise dans les années 80 :

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Vous pouvez cliquer sur la photo pour la voir en taille originale - Copyright Fx Faidy 2001

Alors cet appareil était génial, car on pouvait voir à travers le plastique pour voir les composants. Il avait un écran, et son flash pouvait se détacher, à la façon des Sony NEX-5N (ce qui est pas forcement un avantage).
Format des photos : du SVGA !!! 1024×768 pixel, pour l’époque c’était génial !

Les cartes mémoire : enfin un standard, les Smart-Médias, 4mo fourni avec l’appareil à l’époque. Branchement toujours en série (et oui, toujours pas d’USB à l’horizon) et toujours les mêmes drivers de merde sur Windows Me(uuuuhhh).

J’ai eu des bons souvenir avec lui. Je l’amenait au boulo, c’était l’éclate ! Sa perte fut tragique.


Pour compenser sa perte, mon choix s’est porté rapidement sur l’excellent TOSHIBA PDR-M60. Je me souviens qu’il m’avais couté un bras, mais qu’on avait fait une excellente affaire à l’époque, car nous étions 2 amis (Xavier et moi) à l’avoir acheté de manière groupé.

Ma première connerie avec était d’aller faire une « veillée de nuit » avec des potes à la Dune du Pilat. Forcement, on a fait les cons. Et malgré les précautions prises (sac congélateur) pour le protéger, le lendemain fut terrible : le sable, le grand ennemie des appareils photo avec un zoom rétractable !
Je vous passe les détails sur l’infâme bruit que cela peut produire lors de l’allumage … et les dysfonctionnements que cela provoque quand cela le coince. J’ai dut passer 2/3 jours à le démonter entièrement, le nettoyer, le remonter, le re-démonter, le re-nettoyer, le re-remonter …

Il re-marchait enfin, mais pas sans quelques difficultés passagers.

Par la suite, j’ai commencé à photographier + sérieusement : conférences de presse au cinéma UGC de Bordeaux avec mon ami Dany, un peu de recherche artistique dans les rues de Bordeaux, des manifs. 2001-2002-2003, cela fait un bail !

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Lors d'une manifestation contre le FN aux élections en 2002 - Copyright Fx Faidy 2002

Avec 1792×1020 pixels, je montais encore en gamme du coup. Toujours avec des cartes smartmédia, le standard de l’époque. Il avait un mode Manuel, mais uniquement pour le contrôle de la compensation d’exposition, mais sur les valeurs photo.

Toshiba Exif JPEG
Isabelle Carré, Zabou, et Bernard Campan, pour le film : Se Souvenir des belles choses - Copyright Fx Faidy 2001

Je pense qu’à cette époque là, j’ai commencé à vouloir encore + pour la photo !
Et pour cela, il me fallait un appareil totalement débrayable, avec un vrai mode manuel !


J’ai fait un choix à l’époque qu’aujourd’hui j’ai un peu de mal à comprendre.

Mon premier appareil débrayable était un Nikon Coolpix 2000.

Je ne dis pas qu’il n’était pas bien, car j’ai commencé à faire mes armes avec, mais j’ai été un peu déçu je crois par son utilisation au final. C’est le ressenti que j’ai, mais je me souviens avec fait beaucoup de photos avec, et que j’avais du mal à comprendre et à avoir un résultat probant.
L’absence de viseur optique m’avait aussi beaucoup déplut.
Pour moi il est resté un appareil de débutant, et de transition (2003-2004).

Toujours 2mpx. Introduction des bonnes grosses cartes Compact Flash ! Zoom de 3x qui déjà m’avais interressé a l’époque. L’ensemble était quand même un peu plus tchip et plastique que le tank Toshiba que j’ai gardé longtemps.

Voici un exemple de photo de l’époque.

DSCN0002 
Une petite flamme - Copyright Fx Faidy 2004

Je crois que j’ai fini par être lassé par cet appareil. On ne pouvait rien y mettre (ni bonnette, ni filtre), et le seul viseur était l’écran TFT assez pourri. Il fallait que je passe à la vitesse supérieure, et vite !


En 2004, mon choix s’est porté sur le Canon A60 !

Alors je ne sais plus si c’est mon père qui a eu (presque) le même (le A70) avant moi ou moi qui ai influencé son choix …

Quoi qu’il en soit, je pense que c’est là ou est né ma passion pour la photographie.
Un appareil formidable !

J’ai commencé à faire de la longue exposition, car c’est la principale valeur photo auquel je voulais avoir accès à l’époque. De plus, j’avais la possibilité d’y installer un porte filtre (et oui) pour y mettre des filtres (forcement) mais aussi des bonnettes (grand angle ou télé). Que de possibilités !

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Ahhh les joies de la longue expo - Copyright Fx Faidy 2004

C’est à cette époque que j’ai commencer à intégrer des collectifs et des groupes, et à faire mes premiers concours. A commencer par le site de Planète Powershot (PPS pour les intimes, qui existe toujours) sous le pseudo très geek de « Webhamster » (et oui, mon métier était WebMaster à l’époque). J’ai commencer à confronter mes images aux autres … celles et ceux qui avaient des 10D, 20D, des 300D et des bêtes du feu de dieu ! Et je m’en sortait pas trop mal en effet !

Pour rappel : Canon A60, 2mpx (seulement), Compact Flash, Zoom 3x, viseur optique, des piles AA à foison, que du rêve ! Voici un exemple de photo de l’époque, toujours sans retouche :

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Ca rappelle quelque chose à certains d'entre vous ? C'est normal ! - Copyright Fx Faidy 2004

J’ai commencé à faire mes premiers reportages, mes premières armes en longue expo. Bref, je me suis éclaté ! Avec un ami, nous étions même arrivé 3ème au 1er Marathon Photo Numérique FNAC de Bordeaux, avec une photo de longue exposition entre-autre.

Mais j’avais encore envie de +


En parallèle donc, je me suis procuré le puissant Panasonic FZ-20. Et oui, dans ma quête du « toujours + », j’avais en main l’arme ultime ! Le meilleur de l’époque, une vraie révolution : 5mpx, zoom 12x (36 – 432mm eq.), f2.8 constant !!, stabilisateur optique, mode tiff, adaptateur pour filtre, cartes SD !

Et bien, j’ai utilisé le Canon et le Panasonic ensemble !

Le Canon pour les déplacements du quotidien, les photos de reportages opportuniste, les inspirations en mode léger. Le Panasonic : les voyages, les reportages (à l’époque, du sportif avec les Boxers de Bordeaux – hockey sur glace – car un ami et collègue y jouait).

Je suis également allé au Mexique, à Ciudad Obrégon – Sonora, avec ce monstre de la photographie. Voici 4 exemples :

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Voyage en Sonora, Mexico - Copyright Fx Faidy 2005

Ce couple était idéal et il a duré longtemps, jusqu’en 2006, quand, revenu de mon voyage au Mexique, j’ai commencé à sentir les limites de mes deux joujoux …


Conclusion de la partie 1 : 2006, l’année décisive dans bien des domaines.

Je fit mon entrée cette année dans le monde de la vidéo, avec l’éclairage d’un moyen métrage de mon ami Dany (avec qui nous avons écumés ensemble les avants-premières de presse au cinema l’UGC depuis 2001). Ce fut ma première expérience et une très belle, puisqu’elle m’a ouvert des perpectives par la suite, et l’apprentissage du travail sur l’éclairage et lumière, et donc sur l’image au final, le tout in-vivo !

Quand à la photographie : cela a été difficile. Mon entrée dans le monde des DSLR a été un choix cornélien.

A l’époque, je faisait parti du collectif « Sortie Photo Bordeaux », au coté entre-autre des Mickael Korchia, Thierry Magniez, Miguel Ramos, et Pierre Wetzel, rejoins par la suite par Christine Amat, qui, pour moi, restent des références en matière de photographie sur Bordeaux.
Ils avaient tous des gros DSLR : il fallait que je saute le pas ! Je savais que j’allais perdre par rapport au FZ-20, notamment en ce qui concerne le zoom et la stabilisation. Je ne savais pas encore ce que j’allais y gagner réellement, et à part de la réactivité et de la qualité, le reste était encore obscure.

A l’époque, en 2006, les monstres sacrés de la photographie à mon niveau s’appelaient Nikon D70(s) et D200, Canon 30D et 350D. Le reste était illusoire.

Qui choisir ? Nikon ou Canon ?
Je savais que cela allait être un choix sur le long terme : quand on choisi une marque en DSLR, on choisi aussi une monture optique, et toutes les optiques qu’on va trainer tous le long des années avec. C’est comme un mariage !

Le Canon 350d était « la référence » pour beaucoup de personnes.
Mon grand père avait des vieilles optiques Nikon qu’il n’utilisait pas, dont un 50mm f1.4 non-AI. Cela a été une des raisons.
Il y a eu d’autres raisons qui m’ont poussés vers Nikon, mais il y avait aussi des point négatifs comme la perte de l’accès à la communauté PPS (il restait la communauté de Sans-Prétention, ouverte à tous, avec SPBDX), mais aussi mes déboires passés avec le Nikon Coolpix 2000.

Le Nikon D70 jouissait d’une réputation sans faille ! Mais je n’avais pas les moyens de mon ambition. Le D50 était un petit D70 à l’époque, incluant un moteur AF (disparu avec le D40), et ayant tous les avantages que je cherchais. J’ai donc tout vendu et j’ai sauté dans la grande inconnue …

A SUIVRE !

NB : La photo de couverture a été faite par Patrick Faidy dans mon ancien studio de Bacalan.

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